Acquisition
de propriété
immobilière
L'acquisition
d'immeubles ou de droits
immobiliers par des étrangers
en République
Dominicaine n'est
assujettie à aucune condition spéciale, leur
appliquant le même régime qu'aux
acquéreurs nationaux. Le décret présidentiel No.
21-98 de 1998 a
dérogé les restrictions imposées aux
étrangers pour des opérations d’achat
dans le secteur immobilier de la République
Dominicaine. Ce
décret se limite à rendre obligatoire pour les
fonctionnaires responsables,
l’envoi d’une copie de tout acte d’achat
immobilier réalisé par des étrangers
au Secrétariat d’Etat à
l’Intérieur de la
République Dominicaine.
a)
Système foncier
La nouvelle
loi du
Registre Immobilier No. 108-05, approuvée par la Chambre des
Députés de la République
Dominicaine le 19
octobre 2004, ensuite par le Sénat le 22 février
2005, garantit un
système transparent pour l’achat, la vente et
l’enregistrement de biens
immobiliers en République Dominicaine.
La
nouvelle loi remplace la Loi 1542 de 1947 sur le Registre de la
publicité
foncière qui établit le
système Torrens d'inscription des droits immobiliers en
République
Dominicaine.
En
principe, la présentation du
Certificat de Propriété émis par le
Conservateur des titres de propriété
correspondants est suffisante pour prouver que le vendeur peut
transférer la propriété de l'immeuble.
Toute hypothèque ou charge sera également
inscrite dans le certificat. Les
droits enregistrés sont
publics et donc opposables à des tiers.
La loi
garantit un système transparent pour l’achat, la
vente et l’enregistrement de
biens immobiliers. Elle se base sur les principes de
légalité, publicité de
l’information aux tiers, authenticité du titre de
propriété et de
traçabilité,
assurés par l’enregistrement de toute
opération concernant chaque terrain ou
bien immobilier.
Cependant,
avant d'acheter
l'immeuble, il vaut mieux vérifier directement la situation
de l'immeuble au
Bureau du Registre foncier de la République Dominicaine dont
les archives sont publiques et
accessibles par
tout intéressé et on peut même obtenir
une confirmation écrite du résultat de
ces recherches.
On
peut l'obtenir généralement en
faisant une demande de certification au Conservateur des Titres de
propriété de la République
Dominicaine. Ce système
protège
l'acquéreur contre l'existence de toute vente ou
hypothèque qui, même autorisée
avec antériorité, n'a pas encore
été
enregistrée lorsque l'acquéreur dépose
son contrat de vente pour l'inscription.
Pour
cette même raison, l'enregistrement rapide de la
vente est extrêmement important. Pour le
réaliser, l'acquéreur doit
déposer au Bureau du Registre foncier de la
République Dominicaine l'original du contrat
de vente, qui doit
être légalisé devant un notaire
public, conjointement avec le Certificat de
Propriété au nom du vendeur, qui sera
annulé et remplacé par un nouveau au
nom de l'acheteur.
b)
Impôts
L'enregistrement
du transfert de
biens immeubles auprès des bureaux de l'enregistrement des
titres correspondants de la République Dominicaine requiert
le paiement des impôts et des charges suivants:
-
3% du prix de vente;
-
1.5% de la valeur de vente de la
propriété à la
charge vendeur, pour la
réalisation
d’actes tels que la
constitution et l'annulation d’une
hypothèque, la modification d’un titre de
propriété, la réalisation de
duplicata, etc.
La réforme fiscale d’octobre
2004 a introduit une nouvelle fiscalité connue
sous le nom d’Impôt sur la
Propriété Immobilière, Logements de
luxe et Terrains
urbains non bâtis qui remplace l’IVSS
(Impôt sur les Logements de Luxe et
Terrains urbains non bâtis). Cet impôt concerne
aussi les propriétés commerciales
et industrielles mais dans ce cas la base d’application de
l’impôt est le prix
d’acquisition de la propriété
ajusté selon l’inflation. Le taux de cet
impôt
annuel est de 1% calculé sur la tranche allant au
delà de 5 M de pesos de la
valeur de la propriété établie par la
Direction Générale du Cadastre National de
la République Dominicaine. Les biens immobiliers
d’une valeur inférieure
à 5 millions de pesos sont donc exemptés
d’impôt. Les terrains urbains non bâtis
concernent tout terrain urbain
non
construit ou dont les constructions occupent moins de 30% de la surface
totale
du terrain.
La
dernière réforme fiscale No. 557-05 du 14
décembre 2005 introduit un
impôt de 1 % sur le montant
total des actifs imposables des entreprises, y compris les institutions
financières, (non acquittable si
son montant est inférieur à celui de
l’ISR, seule la différence entre l’ISR
et
son montant, s’il lui est supérieur, est
à acquitter). Cet impôt remplace
l’IVSS (impôt sur les biens immobiliers) pour les
personnes juridiques. En
revanche l’IVSS restera en vigueur pour les personnes
physiques.
Garanties
La
concession d'hypothèques et des
gages se trouve réglementée par le Code Civil,
le Code de Commerce, la Loi de
la Conservation des Hypothèques et d'autres lois
spéciales de la République Dominicaine.
a)
Hypothèques
En
République Dominicaine, tout
type de droit immobilier peut
être généralement
hypothéqué, que se soit des droits de
propriété, d'usage ou
d'exploitation. Les installations sont aussi
considérées comme des biens immobiliers
et comme telles, elles peuvent être
hypothéquées. On n'accepte pas
d'hypothèques sur
les biens futurs, bien que les intérêts du
créancier hypothécaire s'étendent
aux améliorations faites à l'immeuble
postérieur au contrat.
L'obligation
principale doit être
validée et sa nullité invaliderait aussi
l'hypothèque. L'obligation assurée
peut cependant être conditionnelle ou éventuelle,
et dans ce cas l'hypothèque
aussi le sera. De même, l'hypothèque peut
être accordée pour assurer les
obligations futures, ce qui permet de garantir des instruments
financiers comme
lignes et cartes de crédit.
Le
débiteur hypothécaire doit avoir
un titre dûment enregistré pour que
l'hypothèque soit valable et opposable à
des tiers. Les personnes avec des droits conditionnels de
propriété peuvent
accorder des hypothèques sous les mêmes conditions
qui affectent leurs droits.
L'hypothèque
doit être inscrite aux
bureaux de Conservation des titres de propriété
de la
République Dominicaine du lieu dans lequel est
situé
l'immeuble par le dépôt du contrat de garantie et
du certificat de propriété.
La date de l'inscription est celle du dépôt bien
que l'expédition physique du certificat du
créancier
hypothécaire a lieu
quelques semaines plus tard.
Les
impôts suivants doivent être
payés au moment de l'inscription:
(i)
5/1,000 du montant du prêt;
(ii)
12% de (i);
(iii)
Timbres fiscaux de $8.00 pesos de la Republique
Dominicaine pour les premiers $2,000 pesos de la
Republique
Dominicaine et $2.00 pesos de la Republique
Dominicaine pour
chaque $1,000 pesos de la Republique Dominicaine ou fraction;
et
(iv)
Timbres du Tribunal foncier de $1.00 pesos de la
Republique
Dominicaine à $5.00 pesos de la Republique
Dominicaine.
L'enregistrement
permet au créancier
hypothécaire d'avoir priorité pour le
recouvrement de son crédit sur les autres
créanciers, y compris des créanciers
hypothécaires qui n'ont pas enregistré
leur droit avec antériorité. Dans ce cas, le
créancier percevra le premier sur
les résultats de la vente de l'immeuble, sauf existence
de créanciers
privilégiés (employés, administration
fiscale, honoraires légaux, etc.) .
Tout
créancier hypothécaire peut
commencer la procédure de saisie immobilière
prévue par la loi, étant obligé
de
remplir certaines mesures de publicité pour que les autres
créanciers puissent
s'unir à la procédure. Le
créancier peut, en vertu du droit de
poursuite que lui accorde la loi, saisir l'immeuble bien
que celui-ci ait été
accordé à des tiers.
b)
Gages
Les
hypothèques sur les biens
mobiliers peuvent être avec ou sans dépossession
selon que le débiteur
transferé ou non la possession du bien au
créancier. Cependant, dans la
pratique, les gages avec dépossession sont peu communs.
Enregistrement
des gages
Dans
le cas des gages sans
dépossession, il existe en Republique Dominicaine divers
mécanismes
légaux afin de protéger les droits
des créanciers face à l'éventuel vente
ou hypothèque additionnelle du gage par
le débiteur. A défaut de ces
mécanismes, la présomption
légale que le
possesseur d'un bien meuble est son propriétaire
protégera à un tiers acquéreur
contre les essais d'exécution du gage de la part du
créancier.
En
premier lieu, la Loi 6186
réglemente les gages sans dépossession sur les
biens consommables, les
équipements, les inventaires et les produits agricoles.
Le
créancier peut enregistrer ses
droits au Tribunal de Paix, ce qui lui permet de saisir et
d'exécuter le bien
donné en gage même si celui-ci a
été transféré à
des tiers. De même, la loi interdit
l'enregistrement des hypothèques additionnelles et lui
permet d'avoir priorité
sur tout autre créancier.
D'un
autre côté, on peut aussi
utiliser le système prévu par la Loi 483 sur les
Ventes Conditionnelles des
Biens. Le vendeur peut retenir le droit de
propriété sur les biens jusqu'à ce
qu'il reçoive le paiement total du prix de vente et
enregistrer le contrat aux
bureaux établis pour ces fins. En cas de manquement, le
créancier peut, comme
le propriétaire, récupérer ses biens
aux
mains de toute autre personne. Cet
enregistrement fonctionne mieux que ce qui est établi par la
Loi 6186, et en
conséquence, dans de nombreux cas les créanciers
préfèrent souvent structurer
leur transaction sous ce schéma. Le seul
inconvénient est qu'il faut payer les
impôts de transfert en effectuant l'enregistrement.
Il
en est de même en ce qui concerne
les automobiles. En Republique Dominicaine le créancier peut
notifier au
Département des véhicules à moteur une
opposition au transfert du véhicule qui est
mentionnée dans le
certificat de son enregistrement. Il existe aussi en Republique
Dominicaine des
systèmes d'enregistrement
pour les bateaux et les avions, sous les lois 607 et 505,
respectivement.
Gages
sur les biens intangibles
Le
gage peut retomber sur les biens
intangibles tels que les actions, les crédits, les comptes
bancaires, les
contrats, etc. Dans ce cas, le débiteur de
l'obligation
donnée en gage doit
être notifié. De même, le gage peut
prendre la forme d'un " transfert
accessoire ", alors, le débiteur transfère
un bien intangible en
faveur du créancier comme une méthode de paiement
secondaire.
Cette
formule s'utilise
principalement pour les comptes à percevoir. Le
créancier qui désire
exécuter un bien intangible (ou un bien donné en
gage avec dépossession) a
l'option de forcer une vente publique ou de solliciter au
tribunal que lui
soit assignée la
propriété du bien. Dans ce
dernier cas, le tribunal
désigne un expert qui valorise le bien, et le
créancier est obligé de payer
toute différence entre la somme due et la valeur du gage.
Les
formalités de l’acquisition
pour les sociétés et les particuliers
En
général, lors du
recours à une agence immobilière pour la vente
d’un terrain ou d’un bien
immobilier, la rémunération d’usage
exigée correspond à 5% de la valeur du
bien. Cependant, aucune législation locale
n’encadre les bénéfices immobiliers.
Les
formalités pour
une société étrangère
Pour
qu’une société
étrangère puisse acquérir un bien
immobilier en République
Dominicaine,
elle doit présenter les documents suivants :
- Constitution
de la
société, légalisée par le
Consulat de la République Dominicaine dans le pays
où
la société a été
constituée et sa traduction
en espagnol
-
Assemblée dans laquelle
a été choisi le Conseil des Directeurs
-
Assemblée ou acte de la
société qui donne pouvoir au
représentant de la société pour
acquérir un bien
immobilier
- Registre du
Commerce
-
Registre National des Contribuables (RNC)
De plus, pour
pouvoir
enregistrer l’acquisition d’un bien immobilier, il
faut payer l’impôt sur le transfert de
propriété et être
à jour dans le paiement de l’impôt aux
logements
de luxe et aux terrains urbains non bâtis.
L’enregistrement
de
l’acte d’achat / vente / échange
immobilier
L’enregistrement
de tout
achat immobilier se réalise au Registre des Titres, qui est
un bureau du
Tribunal Supérieur des Terres de la Republique
Dominicaine. L’enregistrement se
fait au bureau du Registre des Titres
compétent sur le lieu où est situé le
bien immobilier. Il y a actuellement 22
bureaux de Registres de Titres dans la Republique
Dominicaine.
Les documents
nécessaires
pour enregistrer un achat immobilier au Registre des Titres de
la Republique Dominicaine sont les
suivants :
- Acte
d’achat-vente
légalisé par un notaire public
rédigé en espagnol et signé par les
deux parties
-
Autorisation de « vente en communauté de biens
» ou signature du conjoint
dans le contrat (si le vendeur est marié).
Important
avant
l’achat
-Vérifier
que la
propriété qu’on a l’intention
d’acheter est réellement celle décrite
dans le titre de propriété.
-Vérifier
l’authenticité
de ce dernier. Réaliser une mensuration cadastrale, validée par un
géomètre.
-Utiliser les
services
d’un géomètre inscrit au
Collège des Ingénieurs, Architectes et
Géomètres (CODIA) de
la Republique Dominicaine.
- Demander au
vendeur de
signer le plan cadastral.
- Demander le
parcellement de terrains appartenant à plusieurs
propriétaires d’après les lois
du Registre des Titres et de la Direction
Générale des Mensurations Cadastrales de
la Republique Dominicaine.
- Certificat
actualisé du
titre de vente du bien immobilier.
-
Reçu de paiement de
l’impôt sur le transfert d’immeubles
émis par la Direction Générale des
Impôts
Internes (DGII) de la Republique Dominicaine.
-
Reçu de paiement à jour
de l’Impôt sur les Logements de Luxe et Terrains
Urbains non Bâtis ou le Certificat
d’exonération de cet impôt
émis par la Direction
Générale des
Impôts
Internes (DGII) de la Republique Dominicaine au maximum 30 jours avant
l’enregistrement.
-
Reçu de paiement de
l’impôt établi par la Loi 80-99 et les
timbres fiscaux dont la valeur varie en
fonction de la quantité de propriétés
à enregistrer.
- Photocopie
de la carte
d’identité de la Republique Dominicaine ou du
passeport des
personnes qui signent le contrat
d’achat-vente.
- Photocopie
de la carte
d’identité de la personne qui dépose
les documents
-
Inventaire des documents nécessaires à la
transaction.
Apport
en nature pour les sociétés commerciales (capital social)
- Photocopie
de la carte
d’identité de la personne qui dépose
les documents
- Photocopie
de la
déclaration notariée de la
société et de ses statuts
- Acte
d’assemblée où se
propose l’apport et se désigne le commissaire
d’apport
- Rapport du
commissaire
d’apport dans lequel se valide l’immeuble
- Acte
d’assemblée qui
connaît le rapport du commissaire et qui approuve
l’apport en nature
- Liste
d’actionnaires et
quantité d’actions
- Original de
l’acte notarié
de Déclaration d’Apport en Nature
- Duplicata
des
certificats de titre de propriété
-
Reçu de paiement de l’IVSS ou attestation
d’exemption fiscal.
Duplicata
d’un Titre
de Propriété
- Photocopie
de la carte
d’identité de la personne qui dépose
les documents et du propriétaire du bien
immobilier
- Pouvoir de
représentation octroyé par le
propriétaire
- Instance
dirigée au
Tribunal Supérieur des Terres de la Republique Dominicaine.
- Photocopie
du
Certificat du Titre (si on l’a)
-
Reçus prévus par la loi
80-99 et timbres légaux (en fonction du nombre de duplicata
demandés)
- Exemplaires
certifiés
par l’éditeur de trois publications successives
dans un journal national
-
Inventaire de documents déposés.
Hypothèque
conventionnelle
- Photocopie
de la carte
d’identité de la personne qui dépose
les documents et des parties
- Original du
contrat de
l’hypothèque
- Duplicata du
Certificat
de Titre de Propriété
- Paiement de
l’impôt
correspondant
-
Reçus de paiement
prévus par les lois 80-99, 370-91 et 33-91
- Timbres
légaux
- Inventaire
de documents
déposés
Certificats
(historique, charges et impôts)
- Lettre de
demande
(description du bien immobilier, nom, numéro de carte
d’identité, adresse et
téléphone du
demandeur et objet de la demande)
- Photocopie
de la carte
d’identité ou du passeport du déposant
- Photocopie
du
Certificat de Titre de Propriété
- Timbres
légaux divers
Certificat
de litige
- Photocopie
de la carte
d’identité ou du passeport du demandeur
- Lettre de
demande
(description de l’immeuble, nom, numéro de carte
d’identité, adresse et
téléphone du déposant et objet de la
demande)
- Photocopie
du duplicata
du Certificat du Titre du bien immobilier
-
Reçus de paiements
prévus par les lois 80-99 et 33-91.
-
Timbres légaux.
Location
de propriété
En
général, lors du
recours à une agence immobilière pour la location
d’un bien immobilier, la
rémunération d’usage exigée
est un mois du prix de la location pour une
année de contrat.
Cependant,
aucune
législation locale n’encadre les
bénéfices immobiliers. Le contrat de bail a
pour cadre général le code civil de la Republique
Dominicaine,
inspiré du code civil français, qui
régit par
ailleurs tout type de contrat. Les loyers des terres et maisons sont
régis par
le décret 48-07 (année 1948), destiné
à contrôler les prix, fixés par la
Banque
Agricole de la Republique
Dominicaine, et les expulsions.
Devenu
obsolète selon
l’avis général et peu
appliqué, ce décret devrait normalement
être refondé. Un
avant projet de loi sur les locations résidentielles et
commerciales est en
discussion. Dans la pratique, basée sur la loi de
l’offre et de la demande, les
loyers et leur augmentation, notamment en milieu urbain, sont libres. Les
loyers mensuels sont très souvent fixés
à 1% de la valeur du bien immobilier.
Les usages en vigueur, qui sont pourtant loin d’avoir force
de loi, veulent
qu’en principe, le propriétaire applique une
augmentation maximum de 10%. Mais,
le taux arrêté est finalement variable et est le
plus
souvent le fruit d’une
négociation entre les deux parties. Il est
également lié à l’offre
immobilière,
à la force de négociations et à la
qualité des partenaires. Enfin, la situation
générale du pays peut apporter sa nuance.
Seul
avantage en faveur du locataire, en République Dominicaine le
décret 48-07
protège celui-ci
contre les expulsions. Aspect jugé
sévèrement par les propriétaires, le
décret
rend un locataire difficilement délogeable. Le contrat de
location d’un bien immobilier
peut porter sur une durée ponctuelle mais le locataire peut
y rester beaucoup
plus de temps, ce qui est une grande limite pour les
propriétaires.
Boom dans le tourisme immobilier
Suite à
l’application d’une série de lois qui stimulent
l’investissement immobilier et aux avancées significatives
réalisées au niveau du registre de
propriété, un grand marché
d’américains et d’européens a commencé
à surveiller le pays comme destination idéale pour
établir leur résidence secondaire, ce qui provoque un
boom dans le tourisme immobilier.
Cette projection a été faite par Ricardo Pellerano, de la firme d’avocats
Pellerano et Herrera, lors d’une rencontre des exécutifs de la compagnie avec
des éditeurs économiques de différents médias.
Pellerano a dit que dans le pays, il y a déjà un moyen régulateur qui permet,
pour qui sait le faire, d’assurer l’investissement immobilier.
A ce sujet, le docteur Norman de Castro a fait une présentation en soulignant
les changements positifs qui se sont produits en matière de la sécurité
juridique de l’investissement immobilier, avec l’application de la Loi 108-05
sur le registre immobilier, ainsi qu’avec la Loi 158-07 sur l’attrait
touristique et la Loi 171-07, qui permet l’exonération de paiement d’impôts sur
des gains obtenus à l’extérieur par les étrangers qui s’établissent dans le
pays.
Le juriste Norman de Castro a traité le sujet de la Loi du Registre
Immobilier, il a souligné les antécédents de cette loi, l’objet et la portée de
cette dernière, le cadre institutionnel de la juridiction immobilière, les
procédures face à la juridiction immobilière, le processus d’assainissement, la
mesure et le processus judiciaire.
Il a aussi traité des droits enregistrés, des fonds de garantie d’immeubles
enregistrés, des références face à la juridiction immobilière, de séparation
d’immeubles, de l’audition, de la publicité et de la notification.
Quant aux lois qui stimulent le développement du tourisme immobilier, de
Castro a dit que la Loi 108-05 permet une plus grande rapidité dans les
processus administratifs au sein du registre immobilier, a réduit de 3 pour cent
l’impôt de transfert et a établi à 2% le financement de l’impôt qui grève les
hypothèques.
Au sujet de la Loi 158-07, il a indiqué qu’elle établi une exonération de
l’impôt sur le revenu concernant le développement pendant 10 ans, de l’impôt de
transfert pour les premiers acquéreurs, des tarifs douaniers qui grèvent les
matériaux et le mobilier et de l’Impôt sur le Transfert de Biens et Services
(ITBIS).
Hoy Digital, par Mario Mendez, le 04.03.08