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Les droits du français en République Dominicaine

(Note écrite par  Sandra VICENTE, stagiaire au consulat,  le 1er février 2006)

La communauté française La fiscalité
Le détachement Les formalités administratives
L’expatriation L’emploi
La protection sociale L’accès au commerce

A.   La communauté française en République Dominicaine:

 

La communauté française est estimée à environ 2200 personnes sur le territoire dominicain et cette dernière est en nette augmentation. Elle est composée essentiellement d’expatriés travaillant dans le secteur tertiaire qui résident principalement à Saint-Domingue ou dans les grandes régions touristiques du nord et du nord-est (Puerto Plata, Cabarete, Las Terrenas, ou encore sur la côte sud.)

Près de 40 entreprises françaises ont des filiales en République Dominicaine, majoritairement dirigées par des français comme Carrefour, France Télécom, Club Med, Air France, Accor, Norelec. Dans les zones franches la présence française est encore faible (FCI, Hagen, Abordage).

L’ambassade française se trouve à Saint-Domingue.

 

           I.      Les droits du français en République Dominicaine:

 

Il n’existe pas de convention de sécurité sociale entre la France et la République Dominicaine. Nous allons donc aborder le thème de la protection sociale des français au regard de la législation française et au regard du régime local. Le ressortissant français peut se retrouver dans deux situations distinctes :

- soit en tant que travailleur salarié détaché dans le cadre de la législation française (de même pour le ressortissant étranger travaillant et résidant en habituellement en France).

- soit en tant que travailleur français expatrié (salarié, non salarié, retraité, autres catégories).

  

A.  Le détachement :


1)    Caractéristiques du détachement :

  

Le travailleur détaché conservera le régime français de protection sociale tant du point de vue de la sécurité sociale, que du chômage, des retraites complémentaires ou encore de la protection mutualiste.

Un travailleur salarié peut être détaché dans le cadre de la législation française pour une durée maximale de trois ans, renouvelable une fois (six ans en tout). Il faudra attendre un délai de 2 ans (après les six ans écoulés) pour conserver la législation française lors d’un nouveau détachement. Cette condition n’est pas applicable dans le cas d’une mission de courte durée (un détachement d’une durée inférieure à trois mois).

L’employeur doit fournir à la caisse compétente (en règle générale la Caisse Primaire d’Assurance Maladie du siège de l’entreprise) tous les renseignements relatifs au travailleur et au détachement prévu afin de permettre l’établissement du formulaire S9201 « attestation de détachement à l’étranger ». Pour un détachement de courte durée, l’employeur doit avertir la caisse compétente dans les 24 H au moyen d’un formulaire S9203  « avis de mission professionnelle à l’étranger ». Les demandes de prolongation doivent être également présentées auprès de la caisse qui a délivré le certificat initial.

C’est donc à l’employeur qu’il appartient d’effectuer les formalités préalables et de s’engager à verser l’ensemble des cotisations durant la période d’activité salariée à l’étranger. Si ce travailleur est résidant fiscal en France, il est soumis aux mêmes contributions et cotisations que les personnes exerçant leur activité en France (CSG et CRDS comprises). Le travailleur continue d’être rémunéré par son employeur.

Le travailleur détaché reste ainsi soumis à la législation française. Toutefois, le maintien au régime français ne dispense pas de l’assujettissement au régime local. Il pourra y avoir éventuellement double cotisation.

 
2)    Les prestations servies :

a)      L’assurance maladie- maternité :

  
Les soins dispensés
au travailleur, ou à un membre de sa famille, dans le pays de détachement seront remboursés par la caisse d’affiliation aux vues des factures acquittées sur la base des tarifs français. La demande de remboursement sera effectuée au moyen de feuilles de soins dispensés à l’étranger délivrées soit avant le départ par la caisse d’affiliation soit par les consulats de France. Les indemnités journalières du régime français seront versées directement au travailleur par la caisse d’affiliation.

 

 b)      L’assurance accident du travail :

 En cas d’accident du travail, la victime doit informer son employeur dans la journée de l’accident ou dans les 24 H par lettre recommandée avec accusé de réception. Les soins seront remboursés sur présentation des factures acquittées sur la base des tarifs français. Les indemnités journalières du régime français seront versées comme précédemment.

 

 c)      Les prestations familiales :

Seuls les enfants résidant en France ou sur un territoire sur lequel les règlements communautaires sont applicables, ouvrent droits aux prestations familiales françaises. En cas de dispersion des enfants, les allocations familiales sont calculées comme si tous les enfants résidaient en France et versées au prorata du nombre d’enfants résidant effectivement en France.

  

d)      L’assurance vieillesse- retraite complémentaire- assurance chômage :

  

Le travailleur détaché demeure soumis au régime français d’assurance vieillesse. Il est maintenu à sa caisse de retraite complémentaire et il continue de relever du régime d’assurance chômage.

 

 B.  L’expatriation :

  

Quand le travailleur arrive à la fin de la période maximale de détachement ou si l’employeur renonce à le détacher, ou encore s’il exerce son activité pour le compte d’une entreprise étrangère, il peut choisir une assurance « expatrié ».

Les entreprises de Droit français peuvent effectuer les formalités nécessaires à l’adhésion des salariés qu’elles emploient à l’étranger aux assurances volontaires pour les expatriés. Ces entreprises sont tenues à cet effet d’en tenir informé expressément la Caisse des Français de l’Etranger (BP100 77950 Rubelles France).

 

 1)    La sécurité sociale :

a)      Les salariés expatriés :

Les travailleurs salariés de nationalité française qui exercent leur activité dans un pays étranger et qui ne sont pas soumis à la législation française peuvent s’assurer volontairement :

-         contre les risques de maladie et d’invalidité, et les charges de la maternité,

-         contre les risques d’accidents du travail et de maladies professionnelles,

-         à l’assurance volontaire vieillesse (article L742-1 du Code de la sécurité sociale).

L’adhésion à l’assurance volontaire expatriée ne dispense pas de l’assujettissement au régime local et au paiement des cotisations prévues par ledit régime.  La demande d’adhésion doit être présentée auprès de la Caisse des Français de l’Etranger (CFE).

  

b)      Les non salariés expatriés :

  

Les travailleurs non salariés qui résident dans un pays étranger où ils exercent une activité artisanale, industrielle, libérale, commerciale ou agricole ont la faculté de s’assurer volontairement :

-         contre les risques de maladie et les charges de la maternité,

-         à l’assurance volontaire vieillesse- invalidité et décès (articles L635-1 et -2, L644-2 et L742-6 du Code de la sécurité sociale).

La demande d’adhésion doit être présentée auprès de la CFE, sauf en matière d’assurance volontaire vieillesse- invalidité- décès où elle sera présentée auprès de l’organisme compétent correspondant à l’activité non salariée du français :

-         activité artisanale                      : la Caisse Autonome Nationale de Compensation de  l’Assurance Vieillesse Artisanale (CANCAVA),

-         activité industrielle ou commerciale    : ORGANIC- CARBOF- CAVICORG,

-         activité libérale                          : Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales (CNAVPL).

-         Activité agricole                        : Caisse Mutualité Sociale Agricole de l’Ile-de-France (CMSA).

 

 c)      Les autres catégories d’assurés volontaires :

Les titulaires d’un avantage de cessation anticipée d’activité, les étudiants, les chômeurs, les bénéficiaires d’une rente d’accident du travail ou d’une pension d’invalidité, les conjoints survivants ou divorcés ou séparés d’un assuré, les conjoints ou conjoints survivants ou divorcés ou séparés d’étrangers ou de Français non assurés n’exerçant aucune activité professionnelle, ont la faculté de s’assurer contre les risques de maladie et de maternité. Il en va de même des Français résidant à l’étranger et ne pouvant, à aucun titre, relever des régimes d’assurances volontaires prévus pour les expatriés. Enfin, les titulaires d’une pension de retraite allouée au titre d’un régime français d’assurance vieillesse obligatoire ou volontaire, justifiant d’au moins vingt trimestres d’assurance et n’exerçant aucune activité professionnelle, peuvent adhérer à l’assurance volontaire maladie- maternité.

Les demandes d’adhésion sont effectuées dans les mêmes conditions que celles de salariés. Les intéressés bénéficient des prestations en nature dans les mêmes conditions que les salariés.

D’autre part, le parent chargé de famille, de nationalité française et résidant à l’étranger, ne relevant pas à titre personnel du régime d’assurance volontaire français et n’exerçant aucune activité professionnelle, peut adhérer à l’assurance volontaire vieillesse. La demande doit être présentée auprès de la CFE.

  

2)    Le chômage :

 

 a)      L’adhésion de l’entreprise :

                                            L’adhésion obligatoire de l’entreprise :

 

Une entreprise située en France est tenue d’assurer contre le risque de privation d’emploi les Français expatriés  avec lesquels elle a conclu un  contrat de travail, quelque soit le lieu d’exercice de l’activité et la durée du travail hors du territoire français. L’employeur doit présenter la demande pour tout le personnel auprès du Groupement des ASSEDIC de la Région Parisienne dit « Caisse de chômage des expatriés » (GARP).

 

L’adhésion facultative pour les salariés expatriés employés par une entreprise de Droit local :

Les travailleurs employés hors de France par une entreprise de Droit local ne participent pas de plein droit au régime d’assurance chômage.

Cependant leurs employeurs ont la possibilité de demander à les faire bénéficier de ce régime. Il doit s’agir d’une entreprise qui exerce une activité qui relèverait en France du régime d’assurance chômage. La demande d’adhésion doit concerner la totalité des salariés expatriés de l’entreprise.

 

  b)      L’adhésion individuelle :

 

 Le travailleur salarié non couvert contre le risque de perte d’emploi par son employeur peut adhérer individuellement à l’assurance. La demande d’adhésion doit être présentée auprès du GARP avant la date d’embauche ou dès les douze mois suivant la date. L’intéressé devra verser lui- même les cotisations à compter du 1er jour de l’activité ayant motivé la demande.

   

3)    Les retraites complémentaires :

  

Les régimes complémentaires de retraite ne s’appliquent à titre obligatoire qu’en France métropolitaine et dans les Départements  d’Outre- Mer. Cependant le personnel occupé à l’étranger peut obtenir le maintien de ses droits si l’employeur a demandé une extension territoriale à sa caisse d’adhésion. Sinon les intéressés peuvent présenter une demande d’adhésion à titre individuel auprès des CRE- IRCAFEX (qui sont les deux régimes pour les retraites des expatriés non cadres et cadres).

  

4)    Les retours en France :

  

a)      Les séjours  temporaires inférieurs à trois mois :

 

 Pendant les séjours en France, l’assuré et ses ayants droits bénéficient du remboursement des soins par la CFE (indifféremment si l’assuré est salarié ou non).

Pour les pensionnés relevant du régime général français, qui sont titulaires d’un avantage leur ouvrant droit à des prestations, ils bénéficient de prestations servies par la CPAM de Tours (Indre et Loire). Les autres pensionnés bénéficient du droit au remboursement des soins par la CFE dans les mêmes conditions que le travailleur salarié.

  

b)      Les séjours temporaires entre trois et six mois :

 

Pour pouvoir bénéficier des soins, l’intéressé doit avoir souscrit lors de son adhésion à l’option « soins en France » pour les séjours compris entre trois et six mois.

 

 c)      Les retours définitifs

 

Si l’assuré reprend une activité salariée en France il pourra bénéficier, ainsi que ses ayants droit dès le premier jour de l’activité, des prestations de l’assurance maladie dont il relève au titre de son activité. Si l’assuré ne peut pas relever d’un régime obligatoire, en qualité d’assuré (salarié, non salarié, pensionné, chômeur, etc.) ou d’ayant droit, il pourra bénéficier du remboursement des soins par la CFE pendant trois mois à compter du premier jour de résidence en France, à condition d’avoir informé la CFE de son retour. Il lui appartient également de se mettre en rapport avec la caisse primaire d’assurance de son lieu de résidence en vue de l’examen de ses droits au bénéfice de la couverture maladie universelle.

Pour le cas de la cessation d’activité du salarié, l’intéressé doit s’inscrire dans les meilleurs délais auprès des services pour l’emploi en cas de retour. Les travailleurs expatriés ayant adhéré au JARP à titre obligatoire ou facultatif peuvent bénéficier des allocations de chômage. Les travailleurs salariés expatriés non couverts par le régime d’assurance chômage peuvent obtenir l’allocation d’insertion sous certaines conditions. Le travailleur expatrié devenu chômeur indemnisé pourra bénéficier ainsi que ses ayants droit des prestations en nature de l’assurance maladie.

 

C.    La protection sociale en République Dominicaine:

 

La protection sociale publique est embryonnaire et déficiente au regard de celle dont la France bénéficie. La carence des prestations sociales publiques conduit presque toujours à recourir au service d’assurances privées. Une réforme du système, pour la couverture maladie et accident du travailleur, est en cours. La première phase du programme a été inaugurée le 1er novembre 2002 et sa mise en œuvre est prévue sur dix ans (Institut dominicain de sécurité sociale www.idss.org).

 

       II.      La fiscalité :

 

Dans les pays n’ayant pas conclu de conventions fiscales avec la France, ce qui est le cas pour la République Dominicaine, la situation d'expatrié français est réglée à l’égard du système fiscal français.

  

A.  Les règles d’imposition en France :

1)    Principes :

Les personnes qui ont en France leur domicile fiscal sont imposables sur la totalité de leurs revenus, quelle que soit leur source.

Celles dont le domicile fiscal est hors de France ne sont imposables que sur leurs revenus de source française.

Sont considérés comme ayant un domicile fiscal en France :

-         Les personnes qui ont en France leur foyer ou le lieu de leur séjour principal.

-         Celles qui exercent en France une activité professionnelle salariée ou non, à moins qu’elles ne justifient  que cette activité y soit exercée à titre accessoire.

-         Celles qui ont en France le centre de leurs intérêts économiques.

Il suffit de répondre à une seule de ces conditions pour être considéré domicilié en France du point de vue fiscal.

  

2)    La situation des Français domiciliés en France, mais exerçant leur activité à l’étranger provisoirement.

  

Les salariés envoyés à l’étranger par leur employeur mais dont la famille reste en France conservent leur domicile fiscal en France. Ils sont ainsi taxables par le fisc français sur la totalité de leurs revenus.

Mais la loi prévoit deux cas d’exonération au bénéfice des salariés envoyés à l’étranger par un employeur établi en France :

-si le salarié français justifie avoir été soumis, dans le pays étranger et sur le salaire perçu, à un  impôt égal au moins au deux tiers de l’impôt qu’il aurait acquitté en France sur un revenu identique, il n’est pas redevable d’un impôt en France sur cette partie de son revenu.

-le salarié français dont l’activité à l’étranger s’exerce dans les domaines suivants : les chantiers de construction ou de montage ; l’installation, la mise en route et l’exploitation d’ensembles industriels ; la prospection, la recherche et l’extraction de ressources naturelles.

  

 3)    La situation des français domiciliés à l’étranger :

  

Trois cas se présentent :

 

-         Les français ne disposant pas d’habitation en France et percevant un salaire en rémunération de leur activité à l’étranger :

Ils ne sont pas imposables en France, sauf s’ils perçoivent d’autres revenus de source française.

 

-         Les Français disposant d’une ou plusieurs habitations en France (propriétaires, locataires, usufruitiers) :

Une imposition forfaitaire minimale est établie d’après la valeur locative de l’habitation en France ; la base de l’impôt sur le revenu est de trois fois la valeur locative réelle de cette ou ces habitations.

-         L’imposition des revenus de source française :

Ces revenus sont déterminés et imposés dans les conditions du droit commun français avec deux exceptions : les charges déductibles du revenu global ne sont pas prises en compte, et la loi fixe un taux minimum d’imposition de 25% quelque soit le montant des revenus.

Ceci s’applique soit au contribuable qui ne dispose pas d’habitation en France, soit à celui qui dispose d’une habitation et perçoit des revenus de source française supérieurs à  trois fois la valeur locative de cette habitation.

La loi a prévu un régime plus favorable pour les Français domiciliés à l’étranger qui perçoivent des revenus de source française. Ces revenus ne sont pas soumis au taux minimum d’imposition de 25%, mais sont imposés par voie de retenue à la source selon un barème progressif.

  

 B.  La fiscalité applicable en République Dominicaine :

1)    La période de l’année fiscale :

  

L’année fiscale commence le 1er janvier et s’achève le 31 décembre pour les particuliers. Les entreprises peuvent arrêter la date de clôture de l’exercice fiscal au 31 mars, au 30 juin ou au 30 septembre.

   

2)    Le lieu de dépôt des déclarations de revenus :

  

Les déclarations de revenus doivent être déposées auprès des antennes locales de la Direction Générale des Impôts Internes (La Direccion General de Impuestos Internos, DGII.)

  

3)    La fiscalité des particuliers :

a)      L impôt sur le revenu :

  

La loi 11-92 grève les revenus obtenus en République Dominicaine par toute personne physique nationale ou étrangère. De même, le Code fiscal grève certains revenus de source étrangère.

La DGII fixe chaque année un barème d’imposition indexé sur l’inflation pour déterminer le taux de l’impôt.

Les organismes politiques, étatiques, religieux, scientifiques, littéraires, les municipalités, les institutions de charité, les associations sportives, les chambres de commerce et le corps diplomatique des pays étrangers sont exemptés de l’impôt sur le revenu.

Il existe des déductions fiscales possibles comme les pensions alimentaires, les indemnités de licenciement, le 13 ième mois, les indemnisations des accidents du travail, les donations aux institutions caritatives.

  

b)      Les autres impôts :

  

·        Les impôts en matière immobilière:

-         L’impôt sur les maisons somptueuses et les terrains non construits :

La loi n° 18-88 du 5 février 1993 prévoit que les maisons ayant une valeur supérieure à 87100 euros (1 300 000 pesos) et les terrains urbains non construits font l’objet d’un impôt annuel dû par le propriétaire. Sont exemptés les immeubles à vocation commerciale, de l’Etat, des institutions religieuses, des organismes de bienfaisance, des missions diplomatiques.

Le taux d’imposition annuel est de 0,25% de la valeur de la maison quand le propriétaire, ses descendants, ses ascendants ou collatéraux jusqu’au 2 ième degré habitent la maison. Il passe à 0,50% quand l’immeuble est loué à un tiers.

Le propriétaire doit déclarer à la DGII au moyen du formulaire IVSS-02 la valeur estimée par le cadastre de la maison ou du terrain concerné. Et ce, dans les 60 jours de chaque début d’année. Le paiement est étalé sur deux semestres.

 

-         L’impôt sur le transfert des biens immobiliers :

Lors de la vente ou de l’achat d’un immeuble, les impôts suivants devront être versés :

    -4% du montant de la vente

    -12% du montant précédemment obtenu (12% de 4% du montant de la vente)

    -des timbres fiscaux en fonction de la valeur de l’immeuble.

La plus- value immobilière est imposée au taux de 30%.

-         L’impôt sur les successions et les donations :

L’impôt sur les successions et les donations est régi par la loi n°2569 du 4 décembre 1950. Il concerne l’ensemble des biens, en héritage ou en donation situés en République Dominicaine ainsi que les biens situés à l’étranger, du défunt de nationalité dominicaine ou ayant eu pour dernière résidence le sol dominicain.

Le taux d’imposition est calculé en fonction du montant reçu et tient compte du degré de parenté existant entre le bénéficiaire et le défunt ou le donataire. Il varie de 1% à 32%. Les héritiers devront verser 50% supplémentaires lorsqu’ils résident à l’étranger.

La déclaration doit se faire à la DGII dans un délai de :

    -30 jours à compter de la date d’ouverture de la succession

    -10 jours à compter de la date de l’acte de donation.

  

·        L’impôt sélectif à la consommation:

  

L’ISC frappe les alcools et les produits de luxe.

Sont inclus :

-         les tabacs (taxe de 50%)

-         les alcools et les vins (taxe de 23 à 40%)

-         l’électroménager

-         la bijouterie

-         les véhicules

 

4)    La fiscalité des entreprises :

                             

a)      L’impôt sur le revenu :

  

La notion de revenu s’entend globalement. Elle inclut tous les bénéfices et les gains de capital provenant de tout type de bien, obtenus dans le pays ainsi que les revenus obtenus à l’étranger, résultant des investissements et des gains dégagés par les entreprises résidentes et domiciliées sur le territoire dominicain.

Les personnes morales sont soumises à un impôt de 25%. Le paiement par anticipation est mensuel, porte sur les revenus bruts des entreprises, et est fixé à 1,5% des bénéfices. C’est une avance déductible sur les bénéfices futurs. Le prélèvement représentera 100% de l’impôt de l’année précédente, versable en trois périodicités.

Des déductions fiscales existent. Sont donc déductibles : les frais généraux, les intérêts et emprunts souscrits, les impôts déjà acquittés par l’entreprise, les primes d »assurance sur les biens produisant des bénéfices, les créances non recouvrables, les dommages de l’entreprise en cas de force majeur, les amortissements et les pertes de l’entreprise, les apports à des plans de pension, des frais de recherche et d’expérimentations autorisés par l’administration fiscale, les donations aux institutions caritatives, et les apports en argent.

Les entreprises ont l’obligation de retenir à la source l’impôt inhérent à certains paiements effectués en faveur des tiers, pour le reverser ensuite à l’Administration fiscale.

  

b)      La taxe sur la valeur ajoutée : l’ITBIS :

 

Conformément à la loi n°147-00 du 26 décembre 2000, l’ITBIS est une taxe sur la valeur ajoutée (VA) qui s’applique dans les cas suivants :

-         ventes et importations de biens industrialisés.

-         prestations de services de téléphonie, de câble, de télex, de télévision, de radio.

-         Prestations de services de bars, restaurants, discothèques, cafétérias, hôtels, livraisons de fleurs.

-         Locations de biens corporels mobiliers.

-         Services divers (eau, électricité).

Le taux d’imposition est de 12%. Le Code des impôts (articles 343 et 344) dresse une liste de produits locaux et importés non soumis à l’ITBIS comme les aliments de consommation courante, les graines et semences, les médicaments, les livres, le matériel pédagogique.

Il en va de même pour un certain nombre de services comme le secteur éducatif, les services de santé, financiers, liés aux transports, et liés au transport de l’énergie électrique.

Il faut s’inscrire au Registre National des Contribuables (RNC) dans les 30 jours à compter du début des activités sujettes à l’impôt. Ensuite tous les contribuables doivent fournir les factures inhérentes aux transferts de biens et prestations de services assujettis et exonérés.

  

c)      Les droits de douane :

  

Les impôts et taux grevant l’importation de produits en République Dominicaine sont calculés ad valorem, c'est-à-dire à partir de la valeur des biens importés :

-         produits finis : 20%

-         produits semi- finis : 14%

-         matière première se produisant dans le pays : 8%

-         intrants et matières ne se produisant pas dans le pays : 3%

-         équipements, intrants pour produits agricoles et pour l’industrie du textile : 0%

La Direction Générale des Douanes a depuis le 1er juillet 2001 commencé à appliquer le nouveau système de valorisation GATT pour les produits importés. La relation entre les importateurs et la DGA porte désormais  sur la valeur de la transaction et a pour principe la bonne foi du contribuable.

Il existe des exemptions de droits de douane comme les importations effectuées par des institutions étrangères et les envois de secours, les effets personnels de dominicains rentrants au pays etc. Aux droits de douane s’ajoutent cumulativement l’impôt sur certains biens de consommation et de l’ITBIS.

Concernant les formalités du dédouanement, dès l’arrivée des marchandises il faut suivre la procédure suivante:

(Note: A partir du 1 juillet  2006 l'utilisation de factures consulaires ne sera pas nécessaire et les prix de légalisation vont changer. Si vous allez exporter des marchandises à la République Dominicaine à partir de cette date, nous vous recommandons de nous contacter)

L’expéditeur (ou le transitaire) doit acquérir un formulaire de facture consulaire (liasse de 6 feuillets) auprès du Consulat Général (vous pouvez le demander par téléphone et le consulat l’envoie par courrier); il doit ensuite le remplir en espagnol (le consulat peut vous aider) et le signer puis le transmettre, en même temps, (par voie postale ou le rendre directement au Consulat Général), avec le connaissement d’embarquement, B.L., (1 original et 5 copies) ou la LTA, le Certificat d’Origine (1 original et 5 copies), et la (les) Facture (s) Commerciale (s) (1 original et 5 copies), pour la légalisation. 

La facture commerciale et le certificat d’origine doivent être légalisés par la Chambre de Commerce et d’Industrie. Pour les marchandises d’origine animale ou végétale, il faut également fournir un certificat sanitaire (1 original et 5 copies).

 

Ils doivent être légalisés par le consulat de la République Dominicaine et la Chambre du Commerce et de l’Industrie de la localité du fabricant ou d’autres organismes officiels compétents. (Voir Exportations à la République Dominicaine)

La durée moyenne de dédouanement peut aller de quatre à six jours ouvrables jusqu’à trois semaines. Pour les marchandises périssables une procédure accélérée peut être mise en place.  Pour cela il faut déposer une caution à la DGA avant l’arrivée des marchandises.

Les sites internet permettant d’obtenir plus de renseignements : www.dgii.gov.do

  

C.  Les obligations au regard du service des impôts français :

1.     Les obligations de départ :

Trente jours avant le départ à l’étranger, le contribuable doit se présenter auprès du centre des impôts dont il dépend avec un modèle de déclaration de revenus. Cette déclaration, n°2042, provisoire et anticipée, mentionnera les revenus perçus et connus au cours de l’année de départ (du 1er janvier au jour de départ), la nouvelle adresse à l’étranger ainsi qu’une adresse postale en France. La déclaration provisoire est soumise aux mêmes règles que celles prévues pour une déclaration déposée dans des conditions normales. Elle doit être complétée par une déclaration définitive des revenus perçus pendant l’année entière qui doit être déposée avant le 30 avril de l’année suivant celle du départ.

Le paiement de l’impôt est effectué auprès de la caisse du percepteur compétent. Le contribuable obtient une attestation fiscale (quitus), utile lors de la présentation de justificatifs auprès des autorités fiscales du pays dont il devient le résident.

  

2.     Les obligations au regard du centre des impôts des non résidents :

 

Le contribuable, résident fiscal à l’étranger, qui possède en France un bien immobilier ou qui y perçoit différentes sources de revenus, et est donc à ce titre imposable en France, doit établir chaque année une déclaration de revenus auprès du Centre des Impôts des Non- Résidents (9, Rue d’Uzès, TSA 39203, 75094 Paris Cedex 02), et l’adresser avant le 31 mai.

Par ailleurs, certains revenus supportent un prélèvement direct libératoire évitant le dépôt de déclaration comme par exemple en matière de revenus de capitaux mobiliers ou de versements de redevances.

  

3.     Les obligations au regard du centre des impôts localement compétents :

  

Le contribuable non- résident qui dispose d’un local d’habitation ou de terrains dont il est propriétaire ou locataire, reste redevable soit de la taxe d’habitation ou de la taxe foncière ou des deux. Ces taxes sont établies chaque année et concernent le budget des collectivités locales.

  

  III.      Les formalités administratives :

 

 A.  La règlementation locale :

1.     Les représentations de la République Dominicaine en France :

 

Pour tout renseignement avant le départ le ressortissant français peut se tourner vers les différentes représentations dominicaines en France.

 

Ambassade de la République Dominicaine

45, Rue de Courcelles

75008 Paris

Tel : 01 53 53 95 95

Fax : 01 45 63 35 63

 

Consulat général de la République Dominicaine

146, Rue Paradis

13006 Marseille

Tel : 04 91 57 01 00

Fax : 04 91 57 01 00

 

Consulat général de la République Dominicaine

24, Rue Vernier

75017 Paris

Tel : 01 55 37 10 20

Fax : 01 44 09 88 88

   

2.     Les conditions de séjour :

  

Munis d’un passeport ou d’une carte d’identité en cours de validité, les citoyens des pays européens peuvent voyager ou résider dans le pays pour une durée n’excédant pas 60 jours, moyennant l’acquisition d’une carte de tourisme de 10 euros ou 10 dollars. On peut se procurer celle- ci auprès du Consulat de la République Dominicaine ou dans l’aéroport de destination (la première solution est fortement conseillée). Le visa n’est donc pas nécessaire.

Pour un séjour de plus de 60 jours, il est nécessaire d’obtenir un visa auprès du Consulat de la République Dominicaine, moyennant paiement. Il existe deux types de visas en fonction de l’objet du voyage en République Dominicaine : le visa d’affaire et le visa de résidence.

L’obtention de la résidence en république Dominicaine se fait par étapes. Une fois obtenu le visa de résidence, l’intéressé doit demander la résidence provisoire auprès du Département des migrations. La carte de résidence provisoire est valable un an et est renouvelable. La carte de résidence définitive s’acquiert à la fin du terme de la carte de résidence provisoire. Elle est valable trois ans et est aussi renouvelable.

 

B.  Les services administratifs français en République Dominicaine :

1.     L’ambassade de France :

  

Ambassade de France

Calle las Damas n°42

Zone coloniale, BP-780

Saint Domingue

Tel: (001809) 695 4300

Fax : (001809) 695 4311

www.ambafrance-do.org

 

L’ambassadeur est le représentant personnel du Président de la République, accrédité auprès du chef de l’Etat étranger. Chargé des relations bilatérales d’Etat à Etat, il constitue l’autorité suprême pour tous les services français exerçant leur activité dans l’Etat étranger.

  

2.     L’administration consulaire :

 

Consulat français en RD.

Calle las Damas n°42

Zone coloniale, BP-780

Saint Domingue

Tel: (001809) 695 4300

Fax : (001809) 695 4311

Le Consul est le responsable de la communauté française dont il assure la protection vis-à-vis des autorités étrangères et qu’il administre selon la législation et la réglementation française. Protégés par le consul vis-à-vis de l’autorité étrangère, dans la limite de la législation locale, les Français résidant dans sa circonscription sont aussi ses administrés. Il est à ce titre officier d’Etat civil, à des fonctions notariales, est chargé de la délivrance des titres de voyages et des cartes nationales d’identité. Il assure la protection consulaire en cas d’arrestation, d’incarcération, d’accident grave ou de maladie.

Il est important pour les français expatriés de s’immatriculer auprès du Consulat. Une carte d’immatriculation consulaire, qui est valable cinq ans, est alors remise au ressortissant français. Elle permet de prouver aux autorités locales que ce dernier est en situation régulière et permet d’assurer une protection consulaire efficace.

En plus des formalités auprès des autorités étrangères, l’expatrié a intérêt à prendre contact avec les autorités consulaires françaises pour que toute naissance, toute reconnaissance, tout mariage ou encore tout décès soit inscrit à l’Etat civil français.


  IV.      L’emploi en République Dominicaine :

  

Il n’existe pas de conditions particulières pour pouvoir exercer un emploi pour une durée inférieur à trois mois. Au-delà, il est nécessaire d’obtenir un visa de travail avant de partir ou de demander sur place la « résidence ». Les délais d’obtention de ce permis sont de deux mois à plusieurs années et il est pratiquement obligatoire de payer un avocat pour les démarches

  

A.  La législation et la réglementation du travail :

1.     Le contrat de travail :

Le principe qui s’applique en matière de contrat de travail est le respect du libre consentement des parties. Pour l’expatrié, normalement il jouit des mêmes droits que le travailleur dominicain. Mais la législation exige qu’au moins 80% des travailleurs soient dominicains (sauf quelques exceptions). Un quota différent s’applique aux entreprises de moins de dix salariés.

La simple expression du consentement des parties suffit à former le contrat. Le contrat oral est valable au même titre que le contrat écrit, sauf en matière de contrat de travail conclu avec un étranger qui doit être conclu par écrit sous peine de nullité. Dans ce cas quatre exemplaires doivent être établis dont deux à remettre au Secrétariat d’Etat au Travail dans un délai de trois jours à compter de la conclusion du contrat. L’existence d’un contrat de travail à durée indéterminée est présumée. La preuve du contenu du contrat se fait par tout moyen.

Il existe quatre types de contrat de travail :

-         le contrat à durée indéterminée avec période d’essai de trois mois

-         le contrat à durée déterminée

-         le contrat pour la réalisation d’un ouvrage ou d’un service spécifique

-         le contrat saisonnier

 

Il faut déclarer à l’Inspection du travail, sous peine de sanction, le personnel permanent et temporaire ainsi que les restructurations de personnel. L’approbation de la composition du personnel doit être affichée.

 

Le délai de préavis, comme l’indemnité de licenciement, varient en fonction de l’ancienneté du salarié dans l’entreprise :

-         trois à six mois d’ancienneté : 7 jours de préavis

-         six mois à un an d’ancienneté : 14 jours de préavis

-         plus d’un an d’ancienneté : 28 jours de préavis

    

2.     Le salaire :

  

Le montant du salaire est celui qui est convenu dans le contrat de travail, mais il existe des salaires minima. Ils varient selon les branches d’activités et sont fixés par décision du Comité National des Salaires.

Il existe d’autres avantages comme « le salaire de Noël » qui est l’équivalent du 13ième mois ; ou encore des primes;  enfin toute entreprise doit verser une participation plafonnée à 10% des bénéfices de l’entreprise (calculée en fonction de l’ancienneté et sauf exceptions comme les entreprises des zones franches).

  

3.     La durée légale du temps de travail, les congés payés et les jours fériés :

 

La durée légale du travail est de quarante quatre heures. En pratique la semaine de travail varie entre quarante et quarante quatre heures. La grande majorité des entreprises travaillent du lundi au vendredi (8 heures par jour) et parfois le samedi matin.

Au-delà de quarante quatre heures par semaine, l’employeur doit verser au salarié :

-         35% du salaire de base en plus, à concurrence de 68 heures par semaine

-         100% du salaire de base au-delà.

Le travail de nuit (de 21H à 7H) est payé 15% de plus que le salaire de base. Le salaire est doublé quand le salarié travaille dimanche et les jours fériés.

 

Pour les congés payés, l’employé a droit à 14 jours de vacances au minimum, après une année de travail et jusqu’à cinq ans d’ancienneté. Après cinq ans, les vacances sont portées à 18 jours.

Certaines absences sont payées : cinq jours pour cause de mariage, trois jours pour cause de décès d’un parent proche, deux jours pour cause de naissance au bénéfice du père, le congé maternité est de six semaines. Les jours déclarés non ouvrables entrent dans la catégorie des absences payées.

L’âge de la retraite est de 65 ans au regard de la loi.

   
B.  La recherche d’emploi :

  

Il est  quasiment impossible de travailler en République Dominicaine si l’on ne possède pas les rudiments de la langue espagnole. De nombreux organismes dispensent des cours à des coûts variables.

Tous les secteurs sont accessibles à un ressortissant étranger, sauf ceux de la fonction publique. Les français sont plus souvent des travailleurs indépendants. Pour un salaire proche des normes européennes, il est important d’une manière générale de faire valoir une technicité spécifique Les opportunités d’emplois dans le tourisme sont nombreuses mais le salaire peut sembler dérisoire. Il est plus intéressant de créer sa propre affaire.

 

       V.      L’accès au commerce en République Dominicaine:

Pour créer une entreprise en République Dominicaine il est quasiment indispensable de s’associer avec un dominicain.

Il existe différentes formes de sociétés en République Dominicaine:

-         Les sociétés civiles : elles sont caractérisées par l’absence de finalité commerciale.

-       Les sociétés au nom collectif : elles sont constituées par deux ou plusieurs associés engagés solidairement par les actes conclus au nom de la société. Les parts ne sont ni transmissibles ni cessibles sans le consentement de l’ensemble des actionnaires.

-     Les sociétés en commandite : elles sont constituées de deux types d’actionnaires. On a d’une part les commandités qui sont solidairement responsables, et on a d’autre part les commanditaires dont la responsabilité est limitée au montant de leurs apports.

-       Les sociétés en participation : elles sont généralement utilisées pour la réalisation d’une négociation. Chaque actionnaire agit en son nom propre.

-       Les compagnies par actions : semblables aux sociétés anonymes françaises, 90% des sociétés dominicaines sont constituées sous cette forme.

 

Les sociétés commerciales sont régulées par le Code du Commerce. Une partie de ces formes de sociétés étant tombée en désuétude, les activités commerciales sont dans les faits principalement effectuées par des personnes physiques sans forme d’organisation légale, ou par des sociétés par actions (ou SA). Pour les investisseurs étrangers, il existe d’autres formes commerciales comme la filiale, la succursale, le consortium ou encore la joint-venture.

  

A.  La compagnie par action ou l’équivalent de la SA française :

 

Les termes de Compagnie Anonyme, de Société Anonyme, ou encore de Compagnies par Actions désignent la même entité juridique et sont couramment utilisés. La responsabilité des associés d’une CA est limitée au montant de leurs apports. Seule la responsabilité personnelle est engagée en cas de dol. Cette société est une personne morale pouvant en tant que telle intenter en son nom propre une action en justice ou voir sa responsabilité engagée.

 

Les atouts de la CA sont de trois ordres :

-   Patrimonial : choisir cette forme de société permet de séparer l’entreprise des autres biens poursuivis et donc d’une part de limiter les risques en terme de responsabilité des actionnaires ainsi qu’en terme de dette ; et d’autre part mieux analyser les résultats du capital investi.

-  Fiscal : accéder au commerce par le choix d’une société facilite l’identification des dépenses relatives à ce commerce, susceptibles d’être déduites du revenu brut au titre de l’impôt sur le revenu.

-   Economique : la structure sociale facilite l’obtention de prêts bancaires par une affectation plus sûre des capitaux prêtés et un cloisonnement des activités de l’entreprise assurant la garantie de l’emprunt.

 

Pour créer une CA, il faut élaborer les statuts en respectant quelques règles impératives édictées par le Code du commerce. Cependant un large pouvoir est laissé aux fondateurs de la société. Puis il faut procéder à l’enregistrement de la société auprès de la Chambre de Commerce. Ce dernier est public et doit être renouvelé tous les deux ans. Auparavant, il est nécessaire d’effectuer certaines démarches : signer les statuts, dresser la liste des actionnaires, passer devant un notaire public pour recevoir l’acte attestant de la libération du capital souscrit, enregistrer le nom commercial de la société, payer l’impôt sur le capital, réunir l’assemblée des actionnaires afin d’élire le Conseil d’administration et le Commissaire aux comptes. Ensuite il est nécessaire de s’inscrire au Registre National des Contribuables auprès de la Direction Générale des Impôts Internes. Les cabinets d’avocats peuvent réaliser ces démarches de constitution d’une société.

  

B.  Les autres formes d’implantation :

 

 Les filiales (subsidiarias):


Il convient de remplir les formalités exigibles aux ressortissants dominicains pour constituer une société. Il est aussi possible d’acheter les actions d’une compagnie déjà existante.
Cette opération se fait communément auprès d’un bureau d’avocats. 

Il est recommandé à la succursale d’avoir un domicile légal pour pouvoir jouir des mêmes droits que les compagnies créées dans le pays. Sans cela elle ne pourra intenter d’action en justice, ni être inscrite à un certain nombre de registres. Pour obtenir un domicile légal il faut adresser une demande au Président de la République qui sera traitée par le Ministre de l’Intérieur et de la Police.

Le consortium:

 

Il est obligatoire de conclure des accords de consortium entre les entreprises étrangères et les entreprises dominicaines pour la réalisation de projets dont l’Etat est partie. La participation des entreprises étrangères ne peut en général excéder 50% sauf si une complexité technique justifie une intervention plus importante. La participation pourra atteindre 70%.

 

La joint- venture:

 

Il est possible de constituer une joint- venture en République Dominicaine. Cette entité jouit d’une structure  flexible pouvant inclure d’autres types d’associations. Cependant cette entité n’a pas de personnalité morale.

Quelques sites internet utiles :

-         Secretario de Estado de Industria y Comercio (Ministère de l’Industrie et du Commerce): www.seic.gov.do

-     Oficina Nacional de la Propiedad Industrial (Bureau National de la Propriété Industrielle): www.seic.gov.do/onapi

-          Dirección General de los Impuestos Internos (Direction Générale des Impôts Internes): www.dgii.gov.do

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