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Stages au Consulat de la République Dominicaine
Actions à entreprende inmédiatement après un accident
Stages au Consulat de la République Dominicaine
                      

Après avoir été impliqué dans un accident, il peut être difficile de vivre avec ses conséquences et de prendre des décisions correctes.  Ceci est encore beaucoup plus difficile pour les dominicains lorsque l'événement s'est produit  hors du pays d'origine des victimes, où la langue, l'administration et le système légal sont différents.  Dans ces conditions difficiles et douloureuses,  les affaires doivent tout de même être réglées avec des institutions avec lesquelles les dominicains n'ont souvent pas d'expérience. On vous recommende de se faire assister d'un avocat, mais les explications ci-dessous vous aideront en principe à éviter des erreurs.

 

Conseils pratiques généraux :  

 ·        Déclarer sans tarder, par courrier recommandé, votre accident à toutes les compagnies d'assurance intéressées

Créez immédiatement un dossier où vous garderez votre correspondance reçue et les photocopies des lettres et des documents que vous avez envoyés.

 ·        Dans la mesure du possible gardez vos documents originaux et envoyez seulement des photocopies.  

 ·        Faire attention aux délais qui vous donnés pour faire vos observations ou pour faire appel contre des décisions. Si vous n'observez pas ces retards, vous pouvez perdre tous vos droits.

 ·         En principe et pour être sûr de pouvoir prouver que vous avez observé les délais, communiquez toujours avec les compagnies d'assurance par courrier recommandé.

 ·        Ne pas oublier d'indiquer votre nom, adresse et si possible la date et le numéro de votre cas dans votre correspondance.

 ·        Ne renoncez pas à l'avance à une indemnité, même pour “tort moral ”parce que votre capacité de résister aux conséquences de l'accident sera améliorée par toute aide économique.  En général ne signez jamais aucune déclaration de  responsabilité ou du reçu pour le solde final sans avoir consulté notre service juridique ou un avocat.

1 Actions à entreprendre immédiatement après un accident

En cas de  morts ou de blessés la police doit immédiatement être avertie (téléphone 17 ou 112). La police élabore ensuite un rapport officiel.

La police n’est pas obligée de venir pour de seuls dommages matériels. Une copie du rapport officiel est envoyée au Procureur de la République, une seconde copie au Trans P.V. qui à son tour envoie une copie aux assureurs concernés. Les demandes d’obtention d’un rapport officiel doivent être faites par l’intermédiaire de l’assureur concerné ou du tribunal du district.

 Après un accident les noms et les adresses de toutes les personnes impliquées doivent être relevés. Les informations sur les assurances des parties en cause doivent aussi être relevées. Ces informations figurent aussi sur un adhésif placé à l’intérieur du par bise. Dans ces cas il est recommandé d’utiliser le formulaire européen de Constat d’accident à l’amiable.

Il est important que les deux parties impliquées dans l’accident signent ce formulaire car il constitue normalement une preuve. Il est aussi important de relever les noms et les adresses des témoins. Il est aussi recommandé de prendre des photographies de la scène de l’accident.

NB : Ne signez pas le formulaire si vous n’en comprenez pas le contenu ! De même s’il contient des déclarations concernant la responsabilité de l’accident. Ne signez pas non plus s’il y a des différences d’opinion sur les faits concernant l’accident. Dans ce cas il est recommandé de contacter la police, même s’il n’y a eu que des dommages matériels.

 

 2. Procédures légales

 Lorsque l’accident implique un véhicule à moteur et un piéton/cycliste/passager, le titulaire du véhicule est responsable pour tout dommage causé par son véhicule lors de l’accident, lorsque la demande de force majeure n’a pas été acceptée. Ceci selon la loi du 5 juillet 85. Piétons, cyclistes et passagers seront totalement remboursés pour les blessures personnelles infligées par l’accident.

Piétons, cyclistes et passagers plus jeunes que 16 ans ou âgés de plus de 70 ainsi que les personnes avec plus de 80% d’invalidité seront aussi remboursées pour leurs dommages matériels. Les indemnités en cas d’accidents de circulation entre seuls véhicules à moteur sont déterminés selon la responsabilité pour faute. La personne responsable d’un accident est responsable des dommages causés par cet accident.

 

Procédure pénale

Le rapport de police officiel est envoyé au Procureur de la République qui instruit l’accident. L’instruction terminée le Procureur peut prendre les décisions suivantes :

Classement sans suite (si la personne ayant causé l’accident est décédée ou s’il n’est pas clair à qui attribuer la faute).

Entamer une procédure pénale, dans ce cas le prévenu est appelé à se présenter devant le tribunal (selon le degré de gravité de l’infraction : au Tribunal de Police ou au Tribunal Correctionnel).

La victime peut aussi porter plainte, dans ce cas Procureur de la République procédera aussi à  une instruction.

En cas de procédure pénale, la victime peut joindre cette procédure en se portant partie civile. Cette procédure est habituelle en France. Le Procureur enverra un avis à plaignant/avis à victime. Ceci est une notification au plaignant (la victime)de soumettre sa demande d’indemnité au tribunal. Si la demande d’indemnité n’est pas trop élevée, la victime elle-même ou son avocat peuvent soumettre une demande écrite documentée par des preuves, directement au tribunal dans les 24 heures. La victime peut aussi faire directement sa demande d’indemnité durant l’audience (documentée par les preuves nécessaires). Aucune nouvelle demande ne peut être soumise durant une procédure d’appel.

Le tribunal donnera alors son jugement tant pour la procédure pénale que pour l’action civile.

Si le prévenu est acquitté, le tribunal peut tout de même donner un jugement en faveur de la victime demandant des indemnités. En principe le tribunal civil est lié par le jugement de la procédure pénale. Il est recommandé aux victimes de se faire assister par un avocat.

 Procédure civile

S’il n’est pas possible de se constituer partie civile à la procédure pénale, par exemple parce que le Procureur a classé l’affaire sans suite ou parce que la personne responsable est décédée, il est possible d’entamer une procédure civile pour obtenir une indemnité. L’affaire sera portée au Tribunal d’Instance ou au Tribunal de Grande Instance selon le montant de la demande.

 
 3. Dommages remboursés / délais

Les demandes d’indemnités peuvent être soumises directement à l’assureur de la partie responsable. Au cas ou le responsable n’est pas assuré ou n’a pas été identifié, la demande peut être soumise au Fonds de Garantie Automobile. Lorsque le dommage comprend des blessés ou des morts, l’assureur de la personne qui a causé le dommage doit faire une offre de règlement final dans les 8 mois qui suivent l’accident. Lorsque l’assureur n’est pas informé de la consolidation d’une blessure dans les 3 mois, l’offre sera considérée comme provisoire.  Le montant de l’offre doit correspondre au mieux à la gravité anticipée du dommage.  Dans de tels cas, l’assureur doit présenter une offre finale dans les 5 mois suivants la consolidation. Il n’y a pas d’obligation d’accepter l’offre. Une offre qui a été acceptée peut être rejetée dans les 15 jours. Si l’offre n’est pas acceptée, vous devez négocier avec votre assureur ou entamer un procédure légale.

NB. Lorsqu’une offre est acceptée, il est superflu de se porter partie civile au procès pénal. Si l’offre de l’assureur est clairement inadéquate, la victime peut refuser celle-ci par lettre recommandée en reconnaissant de l’avoir reçue. Un règlement différent peut être demandé ou une procédure civile peut être entamée. Dans ce cas l’assistance d’un avocat est obligatoire et c’est le tribunal qui détermine le montant des dommages.

L’assureur qui ne fait pas une telle offre, ne respecte pas les délais ou fait une offre insuffisante peut être condamné par le tribunal à payer le double des intérêts légaux.

Une victime doit documenter sa demande autant que possible par des témoignages, reçus, rapports d’experts etc. En cas de blessures personnelles un rapport médical établi par un médecin français est nécessaire.

Délais

Procédures pénales
Les délais pour des infractions routières sont d’une année et pour des délits pénaux de 3 ans.

Procédures civiles
Le délai pour l’introduction de demandes de remboursement basés sur la responsabilité pour faute est de 30 ans.  Les demandes basée sur la Loi du 5 juillet 1985 (accidents routiers impliquant des piétons/cyclistes/passagers) ont un délai de10 ans. Le délai pour les demandes adressées directement à l’assureur est également de 10 ans.

Au cas ou la victime s’est portée partie civile dans une procédure pénale, le délai est le même que celui de la procédure pénale concernée. Ce délai est d’une année pour une infraction au code de la route et de 3 ans en cas de délit pénal.

 

la République Dominicaine.....à l'infini........


4. Dommages remboursés

Les frais médicaux des médecins, hôpitaux etc. sont remboursables, à moins que la victime ait sa propre assurance qui paie ces frais.

En cas de blessures personnelles, la victime a intérêt à consulter un médecin qui établisse un rapport médical sur sa blessure. En cas de blessures personnelles les bases pour établire l’indemnité sont très complexes et ne peuvent généralement être spécifiés que lorsque le rapport médical a été soumis.

Si la victime est affligée d’une incapacité de travail à la suite d’un accident, on distingue l’incapacité de travail temporaire et l’incapacité de travail permanente. L’indemnité pour l’incapacité de travail temporaire concerne la perte de gain concrète subie par la victime durant son incapacité. La perte globale comprend la perte de gain due à l’incapacité ainsi que les conséquences psychologiques de la blessure et de l’atteinte à l’intégrité physique. Pour déterminer les conséquences de l’incapacité de travail permanente ainsi que les pertes économiques qui en résultent, on utilise un calcul objectif basé sur des tables médicales et un système de points standard. Le pourcentage de l’invalidité de travail, qui est déterminé par un médecin, est le point de départ du calcul des dommages causés par une invalidité de travail permanente.

Les victimes n’ayant pas un emploi rétribué au moment de l’accident, comme de épouses s’occupant du ménage, étudiants, enfants, etc. sont éligibles pour des indemnités basées sur le salaire minimum français.

Les victimes peuvent être indemnisées pour des dommages immatériels. Ce sont des indemnités pour peines et souffrances, en cas de mutilation et perte de la joie de vivre. Le montant de ces indemnités dépend de la gravité des blessures.

Si la victime décède ou devient gravement handicapée à cause de l’accident, ses proches peuvent demander des indemnités pour peines et souffrances. L’intensité de la relation détermine le montant de ces indemnités.

 

 5. Accidents à l’étranger

Avec effet au 20 Janvier 2003, la 4ème Directive assurance moteur, concernant les accidents routiers hors de votre pays, est entrée en vigueur. Les victimes de ces accidents peuvent maintenant demander des indemnités, de façon simple, à l’assureur de la partie responsable. Ces demandes peuvent être soumises au représentant de l’assurance étrangère dans le pays de la victime : au représentant pour les demandes d’indemnités. Les adresses de ces représentants sont disponibles au Centre d’Information. Ce Centre peut aussi vous donner des informations sur l’organisme de compensation qui peut effectuer les payements au cas ou l’assureur omet de nommer un représentant ou ne répond pas aux demandes de la victime.

Des informations supplémentaires sont disponibles sur les sites suivants:

 

 6. Adresses utiles

Associations membres de la FEVR :

                                         

    • Association des Familles des Victimes de la Circulation (AFVAC) Tel : +33-247370735 
    • Fondation Anne Cellier contre l’insécurité routière Tel : +33-145009535, email : contact@fondation-annecellier.org
    • Ligue contre la violence routière  Tel : +33-145329100, email : lcvr.paris@wanadoo.fr
    • Fonds de Garantie Automobile; 64, Rue Defrance; F - 94307 VINCENNES Cedex 
    • Information Centre; AGIRA,  11, rue de la Rochefoucault  -  F 75431 Cedex 09
    • Bureau d'information: www.bcf.asso.fr 
Police: téléphone 112 or 17


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